Aparigraha

29 novembre 2018 Agnès Bases

10 ans qu’on est à Amiens… et 10 ans que j’ai remplacé le taekwondo par le yoga… avec un peu moins d’assiduité il faut bien le dire…
Mais depuis la Toussaint 2017, où un souci de santé m’a fait prendre conscience qu’il fallait que je m’applique à me requinquer, je suis beaucoup plus régulière dans ma pratique et je m’y intéresse sous ses nombreux aspects: le yoga c’est pas de la gym!

C’est en faisant le défi 30 jours de yoga à la maison sur la chaîne YouTube YogaCoaching que j’en ai appris un peu plus sur les dimensions philosophiques du yoga, provenant des Yoga-Sutra de Patanjali, un texte très ancien qui recueille des aphorismes tels que:

II.39 Le vrai sens de la vie se révèle à celui qui se désintéresse de l’acquisition de biens inutiles.

Ce principe de non-avidité, ancêtre de l’actuelle tendance de la simplicité volontaire, est le b-a ba de la survie dans notre société en crise, autant d’un point de vue écologique qu’économique.
Et si parfois le changement passe comme une lettre à la poste, il y a des fois où l’on se sent seul(e)… Exemples:

Changements faciles:
La tablette dont se servaient les enfants pour (soi-disant) passer le temps en voiture et qui était plutôt source de conflits du matin au soir, de temps d’écrans dépassés, et de batterie à recharger sans cesse, a rendu l’âme cet été. 1er réflexe: apprendre la valeur des choses aux enfants, ils attendront Noël pour en avoir une autre. Et en attendant… eh bien tout va très bien, on a réalisé qu’ils n’en avaient absolument pas besoin et aucun des 2 n’y a pensé sur sa lettre au Père Noël! Donc fini la tablette.
L’imprimante est récemment tombée en rade après pas plus de 4 ans de moyennement loyaux services. Je ne sais pas si c’est juste un manque de bol mais on n’en a jamais eu une qui marche bien et qui dure longtemps. Je parle même pas du prix des cartouches (qui sont repérées comme « non véritables » si on s’aventure à seulement les faire remplir, et qui sont jetées dans la benne « tout-venant » quand on les emmène en déchetterie!). Décision est donc prise de se tourner vers une boutique de reprographie quand l’impression est indispensable.

Non-changement qui me rend bien seule:
Je ne suis toujours pas passée au smartphone. Et c’est pas facile tous les jours: appli pour le boulot –> j’ai pas, appli pour communiquer avec l’école –> j’ai pas (bon je dépose et vais chercher mes enfants tous les jours, j’ose espérer que c’est un bon moyen de se tenir informée de ce qui s’y passe!), échange de contacts pour communiquer sur WhatsApp –> euh, on peut s’en tenir aux mails svp?, « je t’ai envoyé une photo, pourquoi t’as pas répondu? » –> dsl, rien reçu, etc.
Je ne craquerai pas, petit calcul à l’appui: si l’on multiplie les ressources nécessaires à la fabrication d’un smartphone par le nombre de personnes dans le monde et par le nombre qu’on « devra » en acquérir durant sa vie (nombre bien plus élevé qu’avec un téléphone-juste-téléphone), la réponse est impossible. Game over – Conditions de vie sur Terre incompatibles avec la présence d’êtres humains.

Et des exemples pour dire que le chemin est encore long il y en a plein, donc je ne me jette pas des fleurs non plus hein…


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