Gaspacho printanier

8 juin 2011 Agnès BibliothèqueCuisine

Il y a peu (pour une fois, des nouvelles fraîches!), j’ai reçu le Grandir Autrement de mai-juin, et j’ai, c’est le cas de le dire, dévoré le dossier sur le crudivorisme.

Partie avec un fort à priori c’est ni varié ni équilibré (sans parler des effets secondaires intestinaux…), et malgré quelques arguments qui ne me semblent pas pertinents (l’homme n’a pas tant évolué que ça depuis le temps où il ne maîtrisait pas le feu: ah bon?; tout repas, et surtout cuit, entraîne une hausse du nombre de globules blancs dans le sang: normal, on introduit des corps étrangers dans l’organisme, le système immunitaire fait donc son boulot…), j’ai revu ma copie à la hausse.

– Tout d’abord il y a les informations que j’avais appris en cours de diététique mais complètement laissées de côté en pratique:

  • il est important de commencer un repas par des crudités, qui contiennent entre autres des enzymes, tuées par la cuisson, facilitant la digestion;
  • et les fruits devraient être mangés en dehors des repas car en dessert ils fermentent dans l’estomac, occupé à digérer le plat précédent.

– Ensuite il y a une règle alimentaire dont m’avait parlé une copine chinoise au lycée et qui m’avait bien convenu: ne pas boire pendant les repas.

– Et surtout, il y a quelques notions tellement évidentes qu’en névrosée à tendance orthorexique j’en viendrai à les oublier: manger doit rester un plaisir et non être source de stress, il faut écouter les réactions de son corps face à l’odeur ou le goût d’un aliment, se fier à ses envies!

Si dans un 1er temps je me suis dit que cette révélation ne méritait pas sa place dans ce blog, à y regarder de plus près si si, car:

  • pas de cuisson = économie d’énergie
  • et souvent moins de vaisselle à faire
  • et pour ce qui est du p’tit déj et du goûter, manger un fruit, local et de saison, a un nettement moins grand impact environnemental qu’un verre de jus de fruit, aussi local possible soit-il.

Sans parler du temps gagné!

Nous sommes donc au début d’une nouvelle ère, après celle du repas végétarien le midi, puis celle de la suppression du lait de vache avec maximum 1 produit animal par repas, voici venu le temps de l’entrée de fruit(s) ou légume(s) cru(s) à chaque repas, fruits qui seront donc absents des desserts.

Comme on mange déjà une salade de crudités le midi, je me suis lancée dans la confection de soupes crues pour le soir, histoire de varier la présentation.
Voici mon 1er essai, adapté d’une recette de Valérie Cupillard, dans Fêtes bio:

J’ai mixé les ingrédients suivants: 1 fenouil coupé en petits morceaux , 3 poignées de fanes de radis, quelques feuilles de laitue, 4 cs de purée de noix de cajou, sel, poivre, huile d’olive, et de l’eau pour obtenir la bonne consistance.

cruEntréeprintempsrecettevégétalien

5 Responses to “Gaspacho printanier”

  • Mlle Pigut dit :

    Ahhh le crudivorisme me fait de l’oeil depuis un moment et j’inclus toujours du cru dans mes repas. Pour moi on peut difficilement trouver plus adapté : cela donne un maximum d’énergie au corps avec un minimum d’énergie pour la planète. Cette petite recette me fait envie, j’espère que tu en partagera d’autres avec nous! 😉

  • grenouille dit :

    Oh oh, génial, voici des réflexions similaires aux miennes en ce moment. Le crudivorisme gagne du terrain, et pourtant je n’ai pas encore essayé la soupe crue, ton billet va finir de me motiver !!!

    Je suis pour une crudité par repas depuis toujours, je pense comme Pigut que c’est un minimum – ne serait-ce que pour soigner ses apports en vitamine C, profiter des bons petits enzymes pour la digestion etc. Bon, je n’y arrive pas tous les jours, mais presque, en tout cas j’essaie !!!

    Après, pour des raisons diverses, je me suis intéressée aux tenants du « régime paléolithique » (qui privilégie le cru… et la viande, hum, déjà je bloque !), et j’ai quand même quelques doutes : moi aussi je pense que l’être humain en quelques siècles s’est quand même adapté (il est possible que ce ne soit pas le cas de tous à 100%), et vu l’avenir qui nous attend c’est quand même dans son intérêt de continuer cette adaptation !!!

    Mon deuxième doute sur le cru réside dans le temps (de germination de plein de graines, qui demande tout de même une sacrée organisation !) , l’économie d’énergie (si on utilise un déshydrateur et un robot vitamix pour chaque repas, bof !), et notre capacité a manger vraiment local, de saison et cru (car l’avocat cr c’est gras, facile et sympa… mais rarement local, et pas de saison toute l’année !!!)

    Ces réserves mises à part, je pense que ce « retour vers le cru » est vraiment une bonne tendance, réellement intéressante pour notre santé, et selon les recettes effectivement moins compliqué à mettre en oeuvre que le cuit ! Et encore un moyen de redécouvrir certains aliments, alors amusons-nous, ne nous privons pas !!!

    Et en plus, ton billet est courageux en cette période de paranoïa aïgue sur concombres et tomates (les pauvres !!!) 😀

  • Bricolente dit :

    C’est marrant,on dirait qu’elle est pleine de lait ou de crème fraîche, ta soupe 😉
    Elle me fait drôlement envie.
    Ça fait un petit moment (2 ans ? 3 ans ?) que mange du cru à tous les repas et ça convient aussi bien à mon goût qu’à ma flemme de cuisiner.
    Les graines germées, j’en démarre un nouveau pot tous les 2-3 jours, ça me permet d’en manger sans interruption et ça évite les pots qui fermentent avec la chaleur.

  • Agnès dit :

    @ grenouille:
    Oui, c’est sûr, je me suis dit pareil: si c’est pour tout passer au blender ou au déshydrateur c’est pas super niveau économies d’énergie, mais je pense qu’on peut largement faire sans. En l’occurence pour faire une soupe avec des légumes crus donc souvent durs, on est un peu obligés de passer par la case mixeur, mais on économise quand même la cuisson. Sinon j’ai réussi à passer au moulin à légumes tomates et groseilles crus, le résultat est un peu mousseux c’est sympa.
    @ Bricolente:
    Le blanc c’est la purée de noix de cajou: j’en avais acheté il y a quelques temps pour tester et changer un peu et je trouvais ça pas génial, eh ben dans cette recette ça passe très bien!
    Par contre les graines germées j’avais essayé il y a longtemps mais rien à faire: elles tombent dans les trous, ça moisit, … j’ai rarement réussi à manger ma production!

  • Agnès dit :

    Juste une petite précision: les tomates et les groseilles c’était pas dans le même plat…


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