Je me mêle de mes cheveux

25 avril 2010 Agnès Armoire à pharmacieSalle de bains

Grossesse, accouchement, allaitement: allez savoir quel(s) est (sont) le(s) coupable(s), toujours est-il que je perds mes cheveux par poignées, à se demander comment ça se fait que je ne sois pas encore chauve!
Au début je me disais bah, ça repoussera, mais ça commence à durer et j’en ai marre de trouver des fragments de ma tignasse partout (jusque dans les couches de mon fils!).
Et puis à pouponner toute la journée, l’envie de prendre un peu soin de moi aussi commence à se faire sentir.

Voici donc LES 10 COMMANDEMENTS que je vais observer POUR SAUVER MA CRINIÈRE:

  1. Je ne me gratterai plus la tête (il va falloir que je l’écrive 100 fois tous les jours si je veux occuper mes doigts pour m’y tenir…).
  2. Je ne pousserai pas la température de l’eau au delà de 37°C quand je me fais le shampooing.
  3. J’en profiterai pour me masser le cuir chevelu afin de stimuler la circulation sanguine, et donc d’apporter tous les nutriments nécessaires pour stimuler la repousse ou en tout cas éviter la chute des cheveux qui me restent.
  4. J’ajouterai 2cs/L de vinaigre de cidre dans mon eau de rinçage: pour dissoudre le calcaire (qui ternit les cheveux) et resserrer les écailles des cheveux.
  5. Je ne les essorerai plus comme une vulgaire serviette trempée, et les sècherai plutôt par tamponnements.
  6. Je ne m’exciterai plus sur ma brosse mais appliquerai un soin démêlant (recette ci-dessous) sur les pointes après le shampooing.
  7. Je ferai un henné par mois (ce colorant végétal est également un soin capillaire, j’en reparlerai dans un prochain article), comme avant, quand j’avais du temps pour moi…
  8. J’ai une alimentation équilibrée mais je vais continuer à prendre du Floradix®, complément alimentaire à base de fer (pour traiter l’anémie qui a fait suite à l’accouchement) plus longtemps que ce que je pensais car il contient également des vitamines du groupe B, qui favorisent la croissance des cheveux*.

(Oui, bon, ça ne fait pas 10 mais c’est déjà bien.)

SOIN APRÈS-SHAMPOOING SANS RINÇAGE

– phase huileuse: 50 ml de monoï
– phase aqueuse: 45 ml d’infusion de tilleul, 5 ml de glycérine
– conservateur**: 20 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse
– parfum: 1 bouchon d’extrait naturel de vanille.

La préparation est très simple puisqu’il suffit de mélanger tous les ingrédients ensemble, à froid (si le monoï est figé, càd s’il fait moins de 20°C, le réchauffer doucement sous un filet d’eau tiède pour le liquéfier).

J’ai choisi le monoï, non pas pour faire grimper en flèche l’indice carbone de mon produit (je l’ai ramené de notre voyage de noces en Polynésie Française, alors ça compte pas), mais parce que cette macération de fleurs de Tiaré dans de l’huile de coco protège les cheveux des agressions extérieures et les fortifie.
Quand la bouteille sera vide, je le remplacerai par un mélange de beurre de karité et huile d’avocat, d’un bon rapport qualité/prix parmi les huiles nourrissantes pour le soin des cheveux secs/abîmés.
Les autres possibilités sont l’huile d’argan, l’huile de bourrache (assez chère mais une des rares avec l’huile d’onagre à contenir de l’acide gamma-linolénique en proportion importante, la rendant intéressante en cas de dermite séborrhéique ou psoriasis du cuir chevelu -même si la destination première de ce soin est plutôt les pointes), l’huile de pépins de raisin (bonjour l’odeur!), l’huile de ricin (à ranger hors de portée des enfants, elle est toxique par voie interne!), et l’huile de sésame.

Concernant la phase aqueuse, du thé au jasmin aurait constitué un accord olfactif parfait à mon nez, mais j’ai préféré une infusion de tilleul, hydratante et apaisante. Sinon j’aurai bien essayé une infusion d’Hibiscus, qui donne des reflets acajou. Il y a aussi l’infusion de racines de chicorée qui serait à essayer (contient de l’inuline, qui aide au démêlage des cheveux), mais non torréfiée je n’en trouve pas.

Après le shampooing, étaler une noisette de crème dans le creux de la main et entre les doigts et s'en servir comme d’un peigne sur les longueurs et pointes de la chevelure humide ou sèche.

Si je sens que mon cuir chevelu tiraille, j’en applique également dessus, une noisette, en massant.
Selon la température ambiante, la texture est plus ou moins fluide. Si les deux phases se séparent, agiter avant usage.

* Un produit plus spécifique dans ce domaine est la levure de bière: riche en vitamines du groupe B, acides aminés essentiels, fer, et zinc, elle favorise la vitalité de la peau, des ongles, et des cheveux.

** Ne dispense en rien de respecter une bonne hygiène de préparation (désinfection du matériel de confection et du récipient, …).

cosmétique maisonsoins des cheveux

3 Responses to “Je me mêle de mes cheveux”

  • manu dit :

    génial ! ça faisait longtemps que j’attendais un bon truc pour les cheveux ! merci!!! le rhassoul ne me convenait pas entièrement, cool pour le démélant !
    juste une tite question d’actualité pour nous : combien ça coute de fabriquer ce merveilleux produit maison s’il te plait ?
    merci encore pour tes bonnes recettes que je conseille à tour de bras
    Manu

  • Agnès dit :

    Waou, difficile de donner un chiffre exact. La composition la moins chère est celle à base de beurre de karité (1cc) et huile d’avocat (45 ml). Mais ça dépend de ton fournisseur. Si tu as un budget limité tu peux te contenter d’1 seul principe actif, l’inuline étant le moins cher, voir pas du tout. Et dernier élément: tu utilises une petite proportion des flacons que tu achètes donc le prix de revient ne correspond pas à la dépense (sans parler des frais d’envoi pour la commande AZ).
    Ceci étant dit, j’ai évalué à 5-9€ la prep, l’huile représentant l’essentiel du prix.
    Bonne popote!

  • Agnès dit :

    Article mis à jour le 02/04/12


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