Comment on fait les écoloblog?

11 novembre 2009 Agnès Bureau

S’évertuer à diminuer son empreinte écologique et tenir un blog: paradoxal non? En effet, le fonctionnement d’un site nécessite l’alimentation en électricité, non seulement de son propre ordinateur (et de ceux des internautes visiteurs), mais également d’un serveur.
Pour ce qui est de notre fournisseur d’électricité, le projet de passer au vert n’attend plus qu’une période financièrement propice, j’en reparlerai donc dans un futur que j’espère proche. (En tout cas en ce qui concerne le matériel, je pianote sur un Asus® « Quality with Environment in Mind », ce qui fait un bon point.)
Côté serveur, n’y connaissant pas grand chose dans le domaine, je fais confiance à mon homme, qui s’occupe de tout ce qui a trait à la logistique. Notre hébergeur est Gandi. Mais je voulais en savoir plus: peut-on réellement dire qu’Ecolo Woman est un site respectueux de l’environnement? J’ai donc questionné mon homme, et voici ce que j’ai retenu.

Il existe 3 types de serveurs:
– les mutualisés, permettant à plusieurs utilisateurs de partager les ressources d’un serveur mais n’offrant que peu de liberté;
– les dédiés, où le client dispose de son propre serveur et peut l’administrer comme il le souhaite;
– les virtuels, offrant l’avantage de rentabiliser les ressources d’un serveur physique en créant plusieurs serveurs virtuels privés dessus. Ce sont donc ces derniers les plus écologiques, ce qui est le cas de Gandi.

De plus, il est possible de réduire l’impact sur l’environnement des consommations électriques induites par le fonctionnement d’un site: la certification électricité verte (RECS pour Renewable Energy Certificate System) de la plateforme d’hébergement web. Mais ce système est européen, et même si certaines « Guarantees of Origin » commencent à s’en inspirer au niveau international, il est pour l’instant difficile de s’assurer de la traçabilité de l’électricité en dehors des pays communautaires.

RECS

site web

4 Responses to “Comment on fait les écoloblog?”

  • Jérôme dit :

    Bonjour,
    Pour information, le e-service en ligne Wattimpact.com permet d’intégrer une part d’énergie verte en incluant également la consommation d’électricité pour l’utilisation du site, c’est-à-dire pour les visiteurs et le réseau (en plus du simple hébergement vert).
    Par ailleurs, nous vous encourageons à bien regarder les garanties écologiques proposées par les fournisseurs. Dans le cas de Wattimpact, le choix se porte exclusivement sur un courant vert respectueux de l’environnement issu de petites unités de production d’électricité renouvelable avec une contribution « énergies renouvelables nouvelles » à hauteur de 1c€/kWh vert certifié pour favoriser le développement de la filière. N’hésitez pas à consulter les garanties écologiques associées.
    Jérôme pour l’équipe Wattimpact

  • Green IT dit :

    Bonjour,

    « Quality with Environment in Mind » ne signifie absolument rien. La seule façon de s’assurer qu’un ordinateur est réellement éco-conçu, c’est qu’il soit labellisé EPEAT Gold. Et encore, c’est loin d’être suffisant. Plus de détail sur les écolabels informatiques ici : http://www.greenit.fr/article/outils/les-eco-labels

    Concernant les certificats RECS, ils permettent d’acheter concrètement de l’électricité issue de sources primaires renouvelables. Toutes les centrales à charbon, hydro, nucléaire, solaires, etc. injectent leurs électrons dans le réseau électrique national (RTE). Comme il n’est pas possible de distinguer un électron « solaire », d’un électron « nucléaire », on achète des certificats RECS pour s’attribuer une part de l’énergie propre d’une centrale.

    Quant à la traçabilité… vue les pertes en ligne dues à l’effet joule, je doute que l’électricité qui alimente votre serveur proviennent d’ailleurs que de la France ou de ses pays limitrophes.

    Sur GreenIT.fr nous achetons nos certificats chez WattImpact car leur forfait inclut, en plus, une part de financement pour la construction de nouvelles centrales électriques « propres » à hauteur de 1c€/kWh vert certifié.

    Plus de détail sur notre démarche ici :
    http://www.greenit.fr/article/energie/greenitfr-est-neutre-carbone-grace-aux-recs

  • Agnès dit :

    Merci pour ces réactions.
    – Pour Wattimpact, en fait, il s’agit d’une sorte de compensation si je comprends bien, un peu comme quand on fait son bilan carbone? Parce qu’acheter des certificats verts, en fonction des consommations électriques générées par son site, ne garantit pas que le serveur est physiquement alimenté par des énergies renouvelables?
    – Concernant la mention « Quality with Environment in Mind », je me doutais bien que ce n’était pas un label, mais elle est sous-titrée ordinateur éco-conçu. Je ne savais pas qu’il existait des écolabels informatiques, votre article sur le sujet est très instructif, merci.

  • Sympa l’article. Merci pour le lien, je vais voir ca. J’ai tendance à réaliser pas mal de sites alors si on peut réduire l’impact ca ne serait pas de trop 🙂


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