Comment en suis-je arrivée là?

3 novembre 2008 Agnès Entrée

Difficile de dire quand tout a commencé. Au début on ne fait que chercher un produit bien spécifique (pour moi, les flocons de céréales de toutes sortes furent le pied dans l’engrenage). Puis on se plaît à flâner dans un magasin aux dimensions bien plus humaines que les hypermarchés, remplis de produits inconnus aux noms et aspects étranges. Notre curiosité est piquée, on essaye, et non seulement c’est plutôt plaisant (la plupart du temps), mais en plus, ça permet de varier la composition des repas: qui n’en a jamais eu marre du pâtes, riz, ou pommes de terres?.. Et on finit par faire ses courses quasi exclusivement dans des épiceries bio!

Pour les irréductibles sceptiques (c’est trop cher; tu ne me cuisines pas de trucs bizarres, hein?), voire ceux qui y mettent vraiment de la mauvaise foi (de toute façon, il paraît que c’est même pas meilleur pour la santé!), je répondrai ceci: consommer bio, c’est avant tout faire le choix d’encourager les producteurs qui utilisent des moyens moins polluants et, plus globalement, adhérer à un système où il n’y a pas que l’argent qui compte, mais aussi les humains. Car oui, même en n’utilisant aucun pesticide ou engrais chimique, on peut en retrouver dans les fruits cultivés, parce que l’eau est polluée, mais si on ne commence pas aujourd’hui à stopper cet usage intempestif de produits chimiques en agriculture, aucune chance qu’un jour on mange sainement. Et qu’on ne vienne pas me dire et alors? car le rôle des pesticides dans la baisse de la fertilité et le développement de certains cancers est maintenant plus que probable! Quant aux prix, je dirai que ça dépend des produits, certains ne sont pas plus chers que pas bio, d’autres c’est vrai, sont plus chers, mais c’est comme partout, il faut faire attention à ce qu’on achète: les « matières premières » (fruits et légumes frais, légumineuses, céréales, lait, oeufs) sont abordables, par contre les plats préparés, tout ce qui est surremballé ou en petites doses, et les denrées d’origine lointaine, forcément moins.

Histoire qu’on soit bien d’accord, voici quelques définitions:

Vous êtes arrivés jusque là? Félicitations! Vous avez gagné mes bonnes adresses:

  • à Amiens:

– Biocoop, 505 chaussée Jules Ferry
– Rayons verts, 14 rue Saint Patrice
– La Vie Claire, 1 bis rue des Chaudronniers

  • à Bordeaux:

– Biocoop, 40 cours Pasteur
– La Vie Saine, 8 rue Ravez

Je terminerai par ce petit avertissement: comme pour tout, il faut bien lire les étiquettes. En effet, une épicerie « bio » peut vendre des produits « naturels » pas du tout bio (cf. composition), des produits issus du commerce équitable ou non (là je mets un bon point à Biocoop qui sélectionne des produits biologiques ET équitables), et bien sûr, bio ou pas, si ça vient de l’autre bout du monde, ça pollue quand même la planète par le transport! Ceci dit, pas évident de composer un p’tit déj sans acheter de produits étrangers…

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4 Responses to “Comment en suis-je arrivée là?”

  • Renelde Kühner dit :

    chère petite-nièce,
    Je constate que nous avons des préoccupations semblables.. A quand le séminaire de Reiki? il ne faut pas laisser de côté une « part » importante de notre être!
    Meilleurs encouragements et courage (Marie a fini par trouver un travaildans une entreprise française à sarrebruck après 8 mois de recherche!
    Bises à tous les deux,
    Renelde et Seppel

  • Manu dit :

    coucou cousine ! Bravo ce blog est génial !!! je viens de l’ouvrir et je l’ai lu d’une traite ! félicitations, j’espère pouvoir le consulter régulièrement, et merci pour tes recettes intelligentes !
    Manu
    PS : en plus, ça fait du bien de lire enfin un blog/site sans fautes d’orth…

  • PONTET dit :

    Bravo! un vrai site de pro! C’est joli, bien écrit, agréable, on veut avoir la suite! et t’as trouvé le temps de faire tout ça en étant dans les cartons jusqu’au cou! Je suis impressionnée.
    Au passage, je signale une boutique bio « ecolojia », rue Victor Coq à Aix en Provence, plutôt moins cher que les autres (en ce moment).
    Pour Marseille: boutique Vertumne rue des 3 frères Barthélémy.
    mais dis-moi, tu vas créer ta propre ligne de cosmétiques? Ya sûrement un créneau, en tout cas le web est un moyen d’avenir pour faire du bon boulot sans trop bouger de chez soi. Longue vie à écolowoman!

  • Papa dit :

    Bravo ma fille ! A quand la « Agnès Buchoux Corporation Limited » basée à Monte Carlo ? Voilà du temps libre mis à profit à bon escient. Bon courage pour la suite.
    Papa


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